C’est toi, c’est vous, c’est nous !
WebOuest Semaine de visibilité de la bisexualité: des clichés à éliminer
Les Rocheuses

Semaine de visibilité de la bisexualité: des clichés à éliminer

Par Martin Bouchard | 19 septembre 2022
Aujourd’hui marque le début de la Semaine de la visibilité bisexuelle. Si la lettre "B" est installée dans le sigle désormais bien connu 2SLGBTQIA+, il n'en est pas autant de la bisexualité dans les consciences. Cette orientation sexuelle est encore souvent niée, moquée ou associée à des stéréotypes très négatifs.

Selon plusieurs études, les personnes bisexuelles s’en retrouvent exposées à des discriminations méconnues dans de nombreux aspects de leur vie et il existe peu de prise en compte de la bisexualité dans le domaine de la santé. Cela a des répercussions sur les programmes de prévention et sur la prise en charge des personnes par les professionnel·le·s de la santé. Comment ne pas non plus relever que la biphobie vient parfois s’exprimer jusque dans le couple d’une personne bisexuelle? Les violences conjugales motivées par la biphobie sont en effet mal connues, mais pourtant répandues. D’ailleurs, si vous êtes une personne bisexuelle, je vous invite à répondre au sondage « Une question de santé » pour donner un peu d’eau au moulin à la recherche sur cette réalité.

Des clichés persistants

Il existe également plusieurs clichés qui collent à la peau de la bisexualité, le premier voulant que la bisexualité soit une étape de transition vers l’homosexualité. Mettons donc les pendules à l’heure une fois pour toute! La bisexualité est une orientation sexuelle à part entière, et ce n’est pas « juste une phase » ou un « en attendant de trouver le bon ou la bonne ».

Un autre cliché très persistant sur les personnes bisexuelles est qu’elles sont des personnes assoiffées de sexe, incapables d’être monogames ou fidèles. Beaucoup de ces préjugés sont malheureusement véhiculés dans les médias et rendent la vie difficile aux bisexuel.les. En fait, l’association entre la bisexualité, la monogamie et la fidélité n’a pas lieu d’être: il y a des personnes avec d’autres orientations sexuelles qui ne sont ni fidèles ni monogames et d’autres qui le sont. Ces concepts relèvent davantage de valeurs personnelles, de choix de vie que d’un lien à une orientation sexuelle.

Pour finir, il n’est pas rare que des personnes bisexuelles en couple avec une personne du genre opposé soient considérées dorénavant comme hétérosexuelles. Cette affirmation est fausse. La bisexualité ne s’arrête pas comme par magie. 

Selon le Rainbow Health Ontario

Il y a donc encore bien du chemin à faire. Cela dit, il y a de plus en plus de personnages bisexuel.les dans la culture populaure, ce qui contribue à la normalisation de cette orientation sexuelle. On peut penser à Loki des films de super-héros Marvel ou encore à Rosa Diaz de la série Brooklyn Nine-Nine.

Et vous, quels clichés néfastes sur la bisexualité écarterez-vous ce 19 septembre et pour le reste de la semaine? 

Martin Bouchard écrit au nom du Comité FrancoQueer de l’Ouest, la ressource connexe 2SLGBTQIA+ pour les personnes d’expression française en situation minoritaire dans l’Ouest Canadien.
La francophonie du Nord et de l’Ouest habite sur des territoires visés par de multiples traités avec les peuples autochtones ainsi que des territoires non cédés. Ces peuples ont accueilli les premiers francophones et les ont aidés à survivre et prospérer. C'est dans le respect des liens avec le passé, le présent et l'avenir que nous reconnaissons la relation continue entre les peuples autochtones et les autres membres de la communauté francophone. Au-delà de cette reconnaissance, WebOuest s’engage à mettre en lumière des histoires des peuples autochtones qui habitent toujours ces terres.
WebOuest

Nouveau tirage! Du 1er au 30 novembre, inscrivez-vous à notre infolettre et courez la chance de gagner un t-shirt WebOuest! Restez informés des nouveautés!