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Les Rocheuses

L’amour au second plan

Par Martin Bouchard | 28 février 2022
Du 21 au 27 février a eu lieu la Semaine de visibilité du spectre aromantique. Avant de parler de ce sujet, je me dois tout de suite d’être honnête : travailler au sein d’une organisation dont la mission première est de mener le dialogue sur les enjeux 2SLGBTQIA+ me force souvent à sortir des sentiers battus de mes idées reçues et à remettre en question mes croyances, notamment au sujet de la sexualité.

C’est le cas en ce qui concerne cette orientation extrêmement peu représentée dans l’espace public, soit l’aromantisme. Qui plus est, elle peut être difficile à comprendre, voir à accepter, tellement notre société vénère le couple. Tous ces films à l’eau de rose nous inculquent, dès l’enfance, que les relations romantiques sont le seul chemin de l’accomplissement et de l’épanouissement personnel. Or, qu’en est-il vraiment ? 

Fait intéressant, cette semaine dédiée aux personnes évoluant sur le spectre de l’aromantisme débute quelques jours après la Saint-Valentin, comme pour démontrer qu’il existe un revers normal à toute cette expression d’amour dégoulinant qui nous assaille tout le mois de février durant.

Qu’est-ce que l’aromantisme?

J’ai bien cherché des francophones aromantiques sur les réseaux sociaux du CFQO, et malheureusement, personne n’a répondu à l’appel. Sachez donc que l’information que je dévoile ici a été trouvée sur Internet et n’est pas tirée de témoignages. 

Une discrimination de type tir allié

Au fil de mes lectures sur le Web, j’ai réalisé un fait assez troublant, soit que les personnes aromantiques cherchent parfois leur place au sein de la communauté 2SLGBTQIA+, et ce, bien que la lettre A leur soit en partie assignée. Il m’apparaît mal avisé que certaines personnes pensent que les aros ne subissent pas de discrimination, et de ce fait, ne devrait pas être inclu.es sous notre parapluie queer. 

Si une personne de votre entourage vous dévoile qu’elle se considère comme aro, de grâce, ne lui répondez pas : « c’est parce que tu n’as pas trouvé la bonne personne encore. » Non seulement ce genre de commentaires est invalidant, mais il contribue aux stigmas que vit tout un pan de notre communauté. 

Tenez-vous-le pour dit : au CFQO, aucune forme de discrimination n’est pratiquée. Nous acceptons à bras ouverts les personnes qui évoluent sur le spectre aromantique. Si vous en faites partie et que vous souhaitez participer à démystifier cette orientation auprès de nos membres et du lectorat de WebOuest, écrivez-moi : martin@cfqo.ca 

WebOuest

Un drapeau tout en nuance

Le drapeau du spectre aromantique a été créé par Cameron Whimsy. 

Maintenant, vous savez ce qu’est la Semaine de visibilité du spectre aromantique!

Martin Bouchard écrit au nom du Comité FrancoQueer de l’Ouest, la ressource connexe 2SLGBTQIA+ pour les personnes d’expression française en situation minoritaire dans l’Ouest Canadien.
La francophonie du Nord et de l’Ouest habite sur des territoires visés par de multiples traités avec les peuples autochtones ainsi que des territoires non cédés. Ces peuples ont accueilli les premiers francophones et les ont aidés à survivre et prospérer. C'est dans le respect des liens avec le passé, le présent et l'avenir que nous reconnaissons la relation continue entre les peuples autochtones et les autres membres de la communauté francophone. Au-delà de cette reconnaissance, WebOuest s’engage à mettre en lumière des histoires des peuples autochtones qui habitent toujours ces terres.
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